Climat

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson et possède un climat tropical divisé en deux saisons : la saison des pluies (saison chaude), de novembre à avril, et la saison sèche (saison fraîche), de mai à octobre. Madagascar n'est pas l'Afrique : pas de température caniculaire et une température moyenne de 20 à 22°C. La température de l'eau est comprise entre 26 et 28°C l'été et entre 22 et 24°C l'hiver suivant les côtes.

Madagascar peut être découpée en cinq zones climatiques :
1. Au Nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15 à 37°C.
2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs, entre les mois de janvier et mars. Balayée par la pluie toute l'année la côte connait la mousson avec des températures élevées dues à un taux d'humidité important. La meilleur saison est sans doute septembre à novembre où les pluies sont les moins abondantes.
3. La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes. Les températures y varient de 10 à 37°C. C'est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée. Les pluies, faibles, sont concentrées entre le mois de janvier et d'avril. Au sud, du côté de Tuléar, il ne pleut presque jamais et les températures sont toujours douces voir chaudes. A Nosy Be, pas de crainte, climat doux et chaud toute l'année. Il ne pleut que l'été mais la pluie ne sévit qu'en fin de journée.
4. Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 m. Le climat peut-être assimilé à un climat de type subtropical à pluies estivales dominantes, avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20°C. Il pleut de mi-novembre à fin mars et il fait en journée 24 à 26°C. La saison sèche, l'hiver donc, de mars à octobre les températures peuvent être très fraîches. La température descend facilement vers les 5°C surtout à Antsirabe, la ville la plus froide de Madagascar.
5. L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de 6°C à 40°C. Le climat est de type subdésertique.



Géologie et milieu naturel

La dérive des continents montre que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana. Voici 240 millions d’années ce continent s'est disloqué pour former les continents. Dès la période Quaternaire Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement. Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain, ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique et a permis à des espèces particulières et endémiques de se développer. D'un point de vue géologique on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète, elle est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest. L'île de Madagascar est généralement considérée comme faisant partie de l'Afrique, mais a déjà été décrite comme « le huitième continent ». Très étirée entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente donc une palette de paysages d'une diversité prodigieuse : récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes. La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. A l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles, au sud, une brousse d'épineux, au centre, des montagnes. L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.

En 2003, Le Président Marc Ravalomanana a annoncé qu’il triplerait la superficie des aires protégées de l’île pour atteindre six millions d’hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d’hectares d’aires protégées nouvelles. En 2007, plus d’un million d’hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d’hectares) incluant :
- le corridor biologique/corridor forestier Fandriana-Vondrozo.
- le complexe de lacs, rivières et forêts des zones humides de Mahavavy-Kinkony (côte nord-ouest) dans le District de Mitsinjo (Sud-est) et incluant le second lac le plus grand du pays, à environ 80 km de Mahajanga. Bien qu'abritant l’industrie sucrière Sirama, ce complexe reste d'une extrême richesse en biodiversité et associe la rivière de Mahavavy, le lac Kinkony, la forêt de Tsiombikibo, la baie de Boeny Aranta et les mangroves littorales. Sur 30 espèces de poissons, cinq sont endémiques ; sur 18 espèces de reptiles, 12 sont endémiques ; sur 133 espèces d’oiseaux, 57 sont terrestres dont 45 endémiques et 76 sont aquatiques dont 23 sont endémiques ; quatre lémuriens, un rongeur et un carnivore bénéficient aussi de protection.
- la forêt sèche centrale du Menabe (Sud-Ouest de l'île).

Madagascar était déjà séparée du continent africain il y a 65 millions d'années, lors de la grande extinction de la fin du secondaire, et la vie y reprit donc de façon locale. L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémique (dont par exemple l’hapalémur gris du Lac Alaotra, unique primate au monde à vivre dans des roseaux). Cette biodiversité est très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale, et les Malgaches pratiquent beaucoup la culture sur brûlis. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue. L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques. Les amphibiens de Madagascar comprend 247 espèces dont 245 endémiques.

Faune de Madagascar

Les animaux de Madagascar comporte 80% d'espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s'est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d'années. L'isolation de l'île, l'absence de certains prédateurs, a contribué à l'évolution originale des espèces actuelles. D’un côté, Madagascar abrite la faune la plus insolite, mais aussi, paradoxalement, les plus connus des animaux de la terre n’y existent pas. Ainsi, aucun fauve, singe ou pachyderme n’y vit. En revanche, certains genres se sont étendus et diversifiés. Madagascar possède le plus grand nombre de lémuriens du monde et les deux tiers des caméléons. Environ 95 % des reptiles vivant à Madagascar, plus de 80 % des plantes, plus de la moitié des oiseaux n'existent nulle part ailleurs dans le monde. Ce pays ne compte pour ainsi dire aucun animal dangereux pour l'homme sauf les crocodiles qui sont d'ailleurs en voie de disparition. Les moustiques ne sont pas plus redoutables qu'ailleurs et les reptiles ne sont pas venimeux.
Les mammifères comptent environ 150 espèces et sous-espèces. Il n’existe pas de singes sur l’île et les primates sont représentés par les célèbres lémuriens, tous menacés : citons l’aye-aye, l’indri, le maki ou catta (le plus répandu), le chirogale et le microcèbe murin, l’un des plus petits primates du monde. Les lémuriens ont leur nom rattaché à celui du continent indo-malgache appelé la Lémurie avant que l'île de Madagascar ne se détache du continent. Ancêtre des singes, il a pu se développer en l'absence de grands fauves prédateurs sur l'île. Le lémurien, au museau allongé, aux yeux rond, au pelage laineux, est arboricole. Le fossa (qui se prononce "fouss" en malgache), mammifère nocturne à l’allure de petit puma, est l’un des rares carnivores de l’île. De juillet à octobre, les baleines à bosse viennent se reproduire du sud au nord-est (île Sainte-Marie) : Madagascar est l’un des principaux sites mondiaux de reproduction de cette espèce.
La faune invertébrée malgache est estimée à plus de 100 000 espèces différentes. Les insectes, dont beaucoup restent probablement encore à découvrir, sont actuellement connus par plus de 850 espèces, dont la presque totalité est endémique de l’île. Parmi eux, les papillons rassemblent près de 400 espèces. C’est à Madagascar qu’on trouve l’un des papillons les plus rares du monde, le superbe papillon comète (Argema mittrei), d’une envergure de 15 cm.
Les littoraux et récifs coralliens malgaches abritent une grande diversité marine. Parmi les nombreux poissons tropicaux, certains sont venimeux, tels les poissons-pierres ou la rascasse volante, typiques des eaux indo-pacifiques. Les requins sont présents également (parfois très présents suivant la région et les courants), avec notamment le requin taureau, le requin léopard, le requin de récif et le requin guitare.
Madagascar abrite un peu plus de 250 espèces de reptiles, endémiques à 95%. Cette faune reptilienne comprend notamment une soixantaine d’espèces de serpents (dont 3 espèces de boas), autant de geckos et une cinquantaine de caméléons, dont le caméléon nain (Brookesia minima) qui n’excède pas 3,5 cm de long. Le seul crocodilien présent dans l’île est le crocodile du Nil qui, très chassé, est devenu rare à l’état sauvage. Les amphibiens (grenouilles et crapauds) sont représentés par environ 180 espèces, dont 98% n’existent qu’à Madagascar.
On connaît à Madagascar environ 290 espèces d’oiseaux, parmi lesquelles figurent le phaéton (ou paille-en-queue) à queue rouge.

Aepyornis maximus

Ces animaux aujourd'hui éteints ne devraient pas apparaître ici puisque disparus, mais, appartenant au patrimoine malgache, ils demeurent très présents par leurs restes fossilisés et surtout leurs œufs fossiles que l'on découvre encore dans le sud malgache. L’Aepyornis maximus vient du grec aipus qui signifie élevé , et de ornis qui veut dire oiseau. Il s’agit d’un grand oiseau fossile de Madagascar, voisin de l’autruche, disparu au XVIIème ou au XVIIIème siècle. Cette autruche géante était surnommée oiseau éléphant, nom évocateur dû à sa taille de près de trois mètres de hauteur et à son poids avoisinant les cinq cents kilos. Appelé Voronatrana par les malgaches, cet oiseau possédait de grandes pattes puissantes lui permettant de se déplacer rapidement, mais ses ailes étaient atrophiées, lui interdisant de voler. Les œufs fossiles d’Aepyornis, uniques au monde, sont des témoignages prodigieux de l’évolution des espèces : certains peuvent peser jusqu’à douze kilos (si cet un œuf plein fossilisé). Ces œufs authentiques sont actuellement très recherchés, ils proviennent des régions les plus au sud de la Grande Ile. La National Geographic Society de Washington possède un œuf intact d'aepyornis, contenant un squelette d'un oiseau non né. On a longtemps pensé que l'extinction des oiseaux de cette famille était due à l'action humaine, mais une étude récente menée par des archéologues des universités de Sheffield et de Royal Holloway montre qu'on ne sait même pas si ces oiseaux étaient chassés pour leur viande.

Les lémuriens

Les lémuridés (Lemuridae) constituent l'une des cinq familles actuelles de primates lémuriformes. On les nomme lémurs ou makis. Elle comprend dix espèces réparties en quatre genres. Tous ces lémuridés sont aussi connus sous le nom de «makis» : par exemple, Lemur catta est aussi appelé «maki catta». Il existait autrefois des «lémuriens géants» (dont les Palaeopropithecus d'une taille comparable aux chimpanzés) qui se déplaçaient dans les arbres, à la manière des paresseux. Les petits lémuriens actuels ont sans doute survécu grâce à leurs habitats mieux cachés, leurs mœurs plus vives et furtives, leur taille plus discrète. Mais ils sont menacés aujourd'hui par les mêmes dangers. Leurs têtes présentent un museau allongé et des gros yeux. Les femelles n'ont
qu'une paire de mamelles pectorales sauf chez les Varecia. Les mains des lémuriens sont proches de celles de l'homme et, tout comme les pieds, elles comportent cinq doigts très minces, dont l'un est opposable aux autres, élargis à leur extrémité et munis d'ongles, sauf le deuxième, qui possède une griffe leur permettant de gratter leur fourrure ou celle de leurs congénères. Leur nom vient des Lémures (les lémures sont des spectres malfaisants issus des croyances de l'antiquité romaine) car ils sont si farouches et peu visibles qu'ils ont fait penser à des fantômes. Les lémuriens sont majoritairement malgaches à l'exception de deux espèces récemment introduites aux Iles Comores et de Lémur couronné (Eulemur coronatus) endémique du centre de l'Afrique.

Le fossa

Le fossa ou cryptoprocte féroce est le plus grand carnivore de Madagascar. Sa denture et sa mâchoire sont proches de celles des félidés et il possède des griffes rétractiles. Contrairement aux félins qui sont digitigrades (marchant et reposant sur les doigts ou les pouces), il est plantigrade (marchant en posant toute la plante et le métatarse du pied sur le sol). Un mâle adulte mesure environ 1,4 m avec une queue aussi longue que le corps. Il pèse entre 7 et 12 kg et est doué d'une force musculaire impressionnante qu'il montre en grimpant rapidement aux arbres pour chasser. Les individus de l'espèce vivent environ 15 ans. Opportuniste, il se nourrit de lémuriens, d'oiseaux, de reptiles, de batraciens, d’insectes et de poissons. Il est le plus puissant des prédateurs naturels de Madagascar depuis que les Æpyornis ont disparu (lire ci-dessus). Il est très discret et difficile à observer. Le fossa est le principal prédateur des espèces de lémuriens. Lorsque deux fossas adultes se rencontrent en dehors de la période de reproduction, ils se battent en général.
Ils communiquent essentiellement par vocalisations et marquent leur territoire à l'aide de leurs glandes anales.
Il resterait environ 2000 spécimens matures dans les forêts sèches et humides ainsi que dans les massifs d'altitude (jusqu'à 2000 m) de Madagascar. Pouvant ravager les basses-cours, il est considéré comme nuisible par les paysans malgaches. De plus, le fossa a, dans les croyances malgaches, une réputation de sauvagerie et de dangerosité si bien qu'on l'accuse même de s'attaquer au bétail. Sa mauvaise réputation fait que les malgaches, contrairement aux efforts faits pour les lémuriens, ne le protègent pas très efficacement. Sans prédateurs, l'homme est sa seule menace directe. Sa raréfaction est cependant davantage due à la disparition de son milieu naturel.

Le potamochère

Le potamochère est le seul grand mammifère présent à la fois sur le continent africain et à Madagascar. Il fréquente les forêts humides, les savanes, les prairies boisées et humides et les zones marécageuses. Son corps massif et puissant lui permet de pénétrer en force dans les fourrés les plus épais. Comme chez tous les suidés, ses canines supérieures sont retroussées en défenses. Il est souvent appelé sanglier rouge des rivières. Essentiellement nocturne, il passe souvent la journée à dormir dans sa bauge. Ses pieds portent des glandes dont les sécrétions odorantes lui servent à marquer son territoire et à communiquer avec ses congénères.
A part l'homme cet animal n'a pas vraiment de prédateurs à Madagascar. Le potamochère se nourrit de racines, de champignons, de fruits tombés et d'arachides. Il ajoute également à son menu des insectes, des amphibiens, des reptiles, des œufs et des oisillons.

Les baleines

L'île accueille chaque année pendant l'hiver austral un spectaculaire ballet : d'importants groupes de baleines à bosse migrent depuis l'antarctique jusqu'au canal de Sainte Marie à Madagascar, lieu de reproduction idéal. Ces paisibles géants trouvent ici des conditions favorables à la croissance des jeunes et à leurs jeux amoureux et acrobatiques avant le grand retour vers les mers froides. La baleine à bosse ou jubarte est une espèce de baleines à fanons. C’est un mammifère cétacé de grande taille : les adultes atteignent habituellement 13 à 14 mètres de long et pèsent en moyenne 25 tonnes. La baleine à bosse effectue des sauts spectaculaires hors de l’eau, possède de longues nageoires pectorales et son chant est très élaboré. Elle vit dans les océans et les mers du monde entier.

Les oiseaux

L'avifaune de Madagascar comprend 293 espèces dont 107 endémiques et des familles complètes telles celle des Vangidae, actuellement incluse dans les Corvidae. Le Schetbé roux ou Artamie rousse est une espèce d'oiseau appartenant à l'ancienne famille des Vangidae actuellement incluse dans celle des Corvidae. La sous-espèce rufa est distribuée à l'est depuis Andapa jusqu'à Tolagnaro (commune dans la moitié septentrionale et peu commune dans la méridionale) tandis que la sous-espèce occidentalis est présente à l'ouest depuis la forêt de l'Ankarafantsika jusqu'à Sakaraha (assez commune).

Les reptiles

Tortues

On ne peut pas parler des reptiles de Madagascar sans rappeler les tortues terrestres. Des espèces belles et menacées y sont présentes. Celle qui est la plus connue est la tortue radiée, Geochelone radiata, typique du sud malgache. Bien qu'elle soit encore localement assez abondante, elle est menacée par la capture et par la construction de routes. Cette tortue endémique de Madagascar, considérée selon la légende comme descendant de la tortue de mer. La répartition géographique de la Tortue Rayonnée se limite aux zones sablonneuses du sud-est de Madagascar.
Voici la légende concernant cette tortue :
Le Tivoka vit un jour sortir de l'eau une tortue de mer, Le Fano. Tous deux conversèrent. Le fano désira visiter la terre ferme et le Tivoka accepta de le guider. Au bout de quelque temps, la tortue avec ses pattes aplaties, commença à se plaindre. L'oiseau eut pitié d'elle et changea par sorcellerie ses pattes pour les adapter à la marche. Ainsi l'animal marin muni de pattes véritables, put continuer le voyage. Mais à un moment donné, le Tivoka, par mégarde, laissa tomber une crotte sur la tête du Fano. Celui-ci furieux, maudit son guide. L'oiseau, vexé à son tour, abandonna la tortue sans lui rendre ses pattes primitive. Le fano, alors, erra sur la terre sans jamais retrouver la mer. Voilà pourquoi la tortue de terre (Tortue Radiata) descend de la tortue de mer.
En pays Atandroy et mahafaly, la tortue radiée est tabou car elle est issue de la mer et, Dieu en créant le monde, se reserva l'océan mais laissa la terre à l'Homme. Pour empêcher l'Homme de transgresser sa loi, Dieu sala l'eau et la rendit imbuvable. Il est également possible de voir, par temps de pluie, la tortue Pixis. On remarque une forte présence de tortues marines dans les eaux malgaches. On note ainsi la présence de cinq espèces de tortues marines dans les eaux marines et côtières de Madagascar. Elles fréquentent aussi l'océan Indien, notamment, les chelonia mydas (tortue verte), eretmochelys imbricata (tortue imbriquée), lepidochelys olivacea (tortue olivâtre), caretta caretta (tortue caouanne) et dermochelys coriacea (tortue luth). Seules les quatre premières espèces nidifient sur les plages malgaches. La tortue luth, qui est la plus grande, est seulement rencontrée au large en haute mer par les pêcheurs locaux. Malheureusement, ces tortues marines sont très menacées à l'échelle nationale et mondiale du fait des activités humaines incluant la chasse, la collecte des oeufs, la destruction de leurs habitants et la pollution.

Serpents

Madagascar abrite aussi plusieurs espèces de serpents, dont le Boa malgache aux reflets bleus. Il est bien agréable de ne pas avoir à redouter les serpents dans la Grande Ile : les soixante espèces sont toutes inoffensives, même le grand «DO», un boa. En effet Madagascar n'abrite aucun serpent venimeux (pour l'homme, certains possédant du venin mais leur dentition limite la taille de leur victime à celle d'une souris), ce qui en fait un paradis pour observer ces reptiles dans la nature. On peut même essayer d'attraper la plupart des spécimens, chose impensable dans d'autres endroits. Cependant, attention, certaines espèces restent agressives (Lioetherodon par exemple), et leur morsure peut être douloureuse même si elle n'est pas mortelle. Bien que les Malgaches soient souvent craintifs envers les serpents car certains croient en des légendes infondées (comme l'existence d'un serpent possédant un aiguillon dans la queue, et qui se laisse tomber des branches pour le planter dans sa victime). On trouve également des serpents aquatiques, visibles près des rivières ou des marécages, ainsi que de superbes serpents marins, sommeillant au milieu des coraux.

Caméléons

Madagascar héberge un grand nombre de caméléons dont des endémiques comme le caméléon panthère, Furcifer pardalis, qui témoigne d'un exceptionnel dimorphisme de couleur, le mâle vert avec des taches rouges et jaunes, la femelle orange mouchetée de noir. Une autre espèce de caméléon endémique à Madagascar, appartenant aussi au genre Furcifer, est Furcifer minor, qui témoigne lui aussi d'une superbe association de couleurs. Les caméléons du genre Brookesia sont des animaux difficiles à observer car ils ont des capacités à se fondre dans leur environnement étonnantes. Ce sont des animaux principalement terrestres alors que les autres caméléons sont plutôt arboricoles. Ces petits caméléons (la plus grosse espèce Brookesia perarmata ne dépasse pas 11 cm queue comprise, la plus petite Brookesia minima mesure 3 cm) à queue courte ont des livrées tachées de brun et de gris avec parfois des excroissances osseuse
ou de peaux qui masquent leur forme. Pour peu qu'ils restent immobiles le mimétisme avec le support, branches, feuilles mortes au sol ou mousses sur les troncs est quasi parfait. Brookesia superciliaris est une espèce qui vit au sol dans les forêts pluviales et se confond avec les feuilles mortes. Brookesia stumpffi une espèce largement répandue passe beaucoup de son temps allongé le long d'une branche et sa peau se confond avec l'écorce. Territoriaux et solitaires ces caméléons montrent un fort taux d'endémisme et les espèces ont parfois des aires de répartition très limitée.

Crocodile

Les crocodiles sont des reptiles aquatiques de l'ordre des crocodiliens. Ils constituent la famille des crocodilidés (Crocodylidae). Les crocodiles chassent à l'affût et sont relativement rapides sur de courtes distances même hors de l'eau : leur vitesse moyenne de déplacement est de 3 km/h mais elle peut atteindre 18 km/h lors d'une attaque. Ils ont des mâchoires très puissantes et des dents coupantes adaptées au découpage de la viande

Lézard

L'uroplate est un très curieux lézard qui présente lui aussi une extraordinaire faculté de mimétisme. Sa peau est la parfaite réplique du tronc d'arbre sur lequel il se trouve. Le lézard vert ou gecko possède une peau verte constellée de tâches vermillon. Il vit aussi bien en brousse que dans les maisons où il côtoie le margouillat. Ce dernier est moins remarquable, sa robe beige et ses yeux globuleux ne l'avantageant guère. Les grosses ventouses de ses pattes lui permettent de se promener à l'aise sur les plafonds chassant les moustiques et autres insectes. Margouillat est en fait le nom courant donné en français à plusieurs espèces de reptiles qu'on trouve donc à Madagascar mais également aux Comores et à La Réunion.
Les doigts des geckos collent à presque tous les matériaux dans presque toute s les conditions, sans se salir ni coller les uns aux autres. Les geckos attachent et détachent leurs doigts en quelques millisecondes tandis qu'ils se meuvent sur des surfaces lisses verticales ou à l'envers, un exploit qu'aucun adhésif classique ne peut égaler. En outre les doigts des geckos ne se dégradent pas. Ces derniers sont recouverts de poils microscopiques qui, grâce aux forces de Van der Waals, constituent un extraordinaire adhésif inusable. Les ingénieurs aimeraient d'ailleurs bien le reproduire... Le coussinet d'un doigt de gecko est constitué d'une série de lamelles, nommées scansors, qui sont couvertes de fibres souples, des sétules. Ces sétules se ramifient elles-mêmes en centaines de branches, chacune se terminant par une mince spatule triangulaire. L'extrémité mesure environ 0,2 micromètre de longueur et autant de largeur.

Les insectes

Madagascar possède de nombreuses espèces d'insectes de toute sortes, pour la plupart endémiques. Les scorpions et les scolopendres sont les deux seules espèces dangereuses à Madagascar : leurs venins sont très douloureux mais généralement pas mortels. Les charançons sont un groupe largement représenté, même aux alentours de Tana, ou l'on peut voir des arbustes recouverts de charancons en train de copuler allègrement (Octobre-novembre). Certains individus se recouvrent de pollen pour se camoufler au milieu des fleurs. Les coleopteres forment un groupe d'insectes très colorés et facilement observables, car bruyants et lents. Ils sont plutôt visibles en forêts pluviales. Les phasmes sont difficilement visibles, car par essence camouflés. Les phasmes de Madagascar peuvent atteindre de grande taille : plus de 30 cm de long pour les femelles de certaines espèces. On trouvera les plus gros spécimens près des forêts pluviales (Ambre, ranomafana). Les chenilles présentent une exubérance des formes et des couleurs.
Les scolopendre sont des arthropodes venimeux (possédant des chélicères comme les araignées) mais discrets, ils occupent les mêmes aires géographiques que les grosses araignées ou les scorpions. Les mantes religieuses sont réparties en de nombreuses espèces pouvant être observées dans tout le pays. Les crickets, comme dans tous pays chauds, forment une des bases de la chaîne alimentaire, servant de repas aux araignées, oiseaux, caméléons, geckos... A Madagascar, on trouvera des spécimens de toutes tailles, formes et couleurs, dans les milieux humides et secs, de jour comme de nuit. Les insectes Girafes sont des coléoptères endémiques de Madagascar. Les insectes roses sont des insectes proches des cigales et passent par plusieurs phases : juvéniles ils secrètent une sorte de "bourre" blanche que les prédateurs peuvent saisir à la place du corps, ils muent ensuite en véritables imitations de feuilles vertes, puis de pétales de fleurs roses, et restent groupés sur les arbres. Les insectes "claqueurs" (click-beetles) sont capable de sauter en se "pliant" avec un bruit claquant, comme les puces-jouets métalliques. Si on les saisis, ils simulent la mort.
De nombreuses espèces d'araignées vivent à Madagascar même si ce dernier peut sembler pauvre en mygales. On trouvera sur place de nombreuses espèces endémiques, dont certaines de tailles très respectables (20 cm pour les plus grosses néphiles), ainsi que des variations des espèces européennes : thomises, lycoses, pisaures, épeires... Les malgaches sont beaucoup moins craintifs envers les araignées, qu'ils côtoient tous les jours, que les européens.
Les grosses néphiles sont par exemples récoltées pour être broyées et servir de remède contre la toux. Ces dernières (parfois grande de 15cm de long) sont facilement visibles partout dans le pays, et même plus facilement près des villes et villages. Elles semblent vivre en bonne harmonie avec les humains, chassant les moustiques et mouches nuisibles avec des rideaux denses de toile tendu entre les fils électriques. La Néphile de Madagascar (Nephila Inaurata Madascarensis) produit une toile de coloration dorée. Les fils des nephiles ont été utilisé pour produire de la soie, et une ébauche de production industrielle a vu le jour à Madagascar. Les fils sont tellement résistants qu'ils sont utilisés pour la fabrication de certains gilets pare-balles. Les mygales sont souvent de petite taille (2 ou 3 cm de long) et difficiles à voir, car bien dissimulées. Les plus communes se trouvent dans des réseaux de toiles denses qu'elles tissent au pied des arbres, cependant, elles ne sont actives que la nuit. Les veuves noires (Latrodectes), à l'horrible réputation, peuvent être facilement vues à Madagascar. Bien qu'elles possèdent un venin très puissant, ce sont des créatures discrètes et peu agressives, et leur petite taille ne leur permet absolument pas d'être mortelles à tous les coups. On les trouve facilement grâce à leur toile tri-dimensionnelle et irrégulière, et à leurs cocons sphériques, verdâtres et recouverts de petites excroissances (comme une mine flottante) visibles de septembre à décembre.

Coléoptères

Une de ces espèces d'invertébrés endémiques est un coléoptère, dont le nom vulgaire est le coléoptère girafe. Les coléoptères (Coleoptera) forment l'ordre d'insectes dont les humains ont dénombré le plus d'espèces. Ils vivent pratiquement dans tous les biotopes, exceptés les milieux polaires et océaniques. Ils possèdent en général deux paires d'ailes. La première paire d'ailes, les élytres, forme la carapace de ces insectes et la deuxième paire, les ailes membraneuses, servent au vol.

Le scarabée girafe

C'est un coléoptère à long cou dont celui des mâles est plus grand que celui des femelle. C'est une espèce endémique de Madagascar. Le scarabée girafe est en réalité une espèce de charançon et on devrait l'appeler en fait « charançon girafe ». La femelle protège ses œufs en incisant une feuille à moitié, en l'enroulant et en les déposant à l'intérieur. Le scarabée girafe se nourrit de feuilles de mélastome.

Les papillons

Il existe plus de 3000 espèces de papillons à Madagascar (les lépidoptères), la plupart endémiques, et sont réparties dans l'île avec une prédilection pour la forêt humide de la côte est et les régions côtières. Sous des noms locaux comme l'Hirondelle, le Bozaka ou encore le Cap Diego se cachent des merveilles de la nature aux couleurs chatoyantes. Parmi les plus belles espèces, certaines sont largement répandues, ainsi les Uranias règnent sur la forêt : c'est un plaisir d'observer ce beau papillon qui revêt toutes les couleurs de l'arc en ciel. Au cœur de la saison humide, il effectue de grandes migrations à travers l'île.

Poissons de mer

Si la faune et la flore malgaches semblent vouloir collectionner les espèces endémiques, le monde sous-marin qui entoure l'île se trouve, lui, au carrefour de nombreux courants et abrite des espèces communes à toute la région Indo-Pacifique.
La faune des récifs coralliens est une découverte passionnante : les poissons sont innombrables, les «clowns» se mêlant aux «papillons», aux «anges» et autres «chirurgiens». Les «perroquets», aux multiples espèces, se déplacent généralement en bancs et paraissent rivaliser entre eux par la couleur de leurs écailles. Ces poissons doivent leur surnom d'oiseau à leurs mâchoires puissantes en forme de bec avec lesquelles ils picorent voracement les coraux. Leurs déjections servent à la formation du sable corallien.

Le barracuda

Ce genre de poissons prédateurs regroupe entre 18 et 20 espèces réparties dans les eaux tropicales et subtropicales et nommées barracudas ou bécunes. La plus petite espèce ne mesure que 45 cm à l'age adulte et est appelée spet ou Brochet de mer. La plus grande espèce, Sphyraena afra, peut atteindre 2,25m et 55 kg. C'est elle qui à donné mauvaise réputation au barracuda en général. Ces espèces ont un corps profilé en forme de torpille qui leur permet des pointes de vitesse importante, des gros yeux, une mâchoire inférieure proéminente et des dents fortes, disposées en lame de scie.

La carangue ignobilis

La carangue ignobilis peut atteindre les 80kg. Son attaque brutale et sa violente défense en font un poisson exceptionnel. Les carangues à grosse tête possèdent neuf épines dorsales, de 17 à 22 rayons mous dorsaux, 3 épines anales et de 15 à 17 rayons mous anales. La tête est massive et bombée, et ne présente pas de tache noire près de l'opercule. La partie supérieur du corps et de la tête a un reflet sombre doré, et une teinte argentée sur le ventre. Le centre et la partie supérieur du corps est tacheté de points noirs. Les nageoires ont un dégradé de gris vers le noir. La nageoire pectorale est en forme de faux, et la nageoire anale possède deux pointes distinctes. La queue est marquée de 26 à 38 scutelles noires. Les spécimens adultes de cette espèce atteignent de grandes tailles, avec un maximum de 170 cm pour 60 à 80 kg.

Le wahoo (Thazard noir)

Le wahoo est un adversaire trés combatif et ultra rapide. Il attaque les leurres animés ou trainés à grande vitesse. Il peut sauter hors de l'eau lors du combat. Ceci lui a valu son nom : wahoo témoignant ainsi de l'admiration des pêcheurs américains pour ce poisson sportif.
Le thazard noir est un poisson aussi connu sous les noms de Thazard raité, Thazard-bâtard ou bien encore Thon banane. Il peut mesurer jusqu'à 2,50 mètres de longueur pour un maximum de 83 kilogrammes. Cette espèce se nourrit de petits poissons et de céphalopodes.

Poissons d’eau douce

Comme pratiquement toute la faune de Madagascar, beaucoup d’espèces d'eau douce de poissons sont trouvées nulle part d'autre sur terre. Le cichlid, par exemple, de noir et d'or a environ cinq pouces de long et est connu localement sous le nom de «garaka». Il se reproduit dans plusieurs fleuves de la partie du nord-est du pays (dans la région de La Sava).
La région Est correspond à la plaine côtière et au versant oriental. Cette région exposée à l’alizé du sud-est a un climat humide et était jusqu'à une époque récente en grande partie couverte de forêt ombrophile. C'est d'après les données actuelles la région la plus riche en espèces indigènes de poissons. On considère que 61% des espèces endémiques sont limitées exclusivement à la région forestière orientale.

Les amphibiens

La classe des amphibiens, anciennement «batraciens», est une classe intermédiaire entre les poissons à nageoires charnues et les Sauropsida (les sauropsides regroupent les oiseaux, tous les reptiles actuels et une partie seulement des reptiles fossiles) dans la conquête de la vie terrestre.
La plupart des amphibiens ont une phase de vie aquatique (sous forme de larves) et une phase de vie terrestre après une métamorphose contrôlée par les hormones thyroïdiennes. Cette métamorphose s'accompagne de la perte de la queue chez les amphibiens appartenant à la classe des anoures et du développement des membres. Sauf très rares exceptions, les adultes des espèces les mieux adaptées à la vie aérienne doivent revenir vers le milieu aquatique d'eau douce pour pondre des œufs. Il y a accouplement en général mais sans fécondation interne, le mâle déversant son sperme au moment où la femelle pond ses œufs. Il existe cependant des exceptions comme par exemple la plupart des
salamandres, amphibiens de l'ordre des urodèles, où la femelle après une fécondation interne conserve les embryons et les larves dans les voies génitales (cas de viviparité).
Les espèces d'amphibiens enregistrées sont au nombre de 247 mais on suppose qu'il y a encore beaucoup d'espèces non classées. Cinquante-cinq espèces sont menacées d'extinction, neuf sont considérées en danger critique d'extinction. Les dangers sont représentés par des modifications importantes de l'habitat à cause de la déforestation et l'expansion des rizières et des villages, et dans une moindre mesure, du commerce international illicite.

Le crapaud rouge

Le crapaud rouge de Madagascar, parfois appelé grenouille-tomate, est une espèces très colorées qui sécrète (quand il est agressé) des toxines qui brûlent la bouche et les yeux de ses prédateurs, et peuvent causer des allergies chez l'homme. Cette espèce est endémique de Madagascar. Elle se rencontre dans les zones subtropicales et tropicales de forêts basses et humides, sur les berges de rivières, les mares, marais, zones humides intermittentes. On l'aperçoit près des zones humides dans les plantations, rizières, champs, jardins ruraux et jusque dans les villes parfois. Elle est également présente dans certaines forêts dégradées, et dans les fossés ou petits canaux

La grenouille tomate

La "grenouille tomate" ou Dyscophus antongili, qui a la forme et la couleur d'une tomate est de couleur rouge vif qui est également synonyme de toxicité. En fait, lorsqu'un individu est attrapé par un serpent, il libère une colle blanchâtre qui bloque la bouche du prédateur. Le Dyscophus est répandu seulement dans une petite zone du nord-est de Madagascar, proche de la baie d'Antongil. Cette espèce est menacée par les collectionneurs et par la réduction de son habitat naturel. Dyscophus antongili est aujourd'hui protégé par la convention de Washington.

Flore de Madagascar

La végétation de Madagascar est extrêmement diverse, en raison de la variété des climats et de la géographie originale de ce pays. C'est également un vivant témoignage des époques géologiques anciennes : des espèces asiatiques et africaines ont pénétré le milieu et ont évolué en vase clos en se diversifiant selon les différents climats de l'île. La dégradation de cet écosystème unique a motivé sa protection et sa reconstitution notamment par le classement des vestiges forestiers en réserves naturelles où subsistent des espèces végétales, pour certaines uniques au monde. Ainsi sur près de 60 000 km2 de forêts le pays a conservé d'importantes espèces rares. Tout comme la faune, la flore possède un très grands nombres d'espèces endémiques : 75% des 12000 espèces de végétaux recensées.

Le ravinala ou ravenale

Le ravinala ou arbre du voyageur, emblème du pays, appartient, tout comme le bananier, à la famille des Musacées. Pourtant, à la différence de ce dernier, il possède un tronc. Il pousse surtout sur le versant oriental de l'île, dans le Nord et à Sainte-Marie mais on le trouve un peu partout à Madagascar. Il forme un splendide éventail qui récupère l'eau de pluie à la base de chaque feuille, cette caractéristique lui a valu son surnom : un vigoureux coup de «Fibary» (coupe-coupe) permet à une eau «fraîche et pure» de s'écouler pour désaltérer le voyageur assoiffé... En réalité, bien souvent, cette eau contient une forte densité de larves d'insectes et ne donne guère envie d'être bue !

La pervenche malgache

Elle est présente un peu partout dans l'île. Cette jolie fleur qui peut être blanche ou mauve est cultivée dans la région de Fort-Dauphin pour ses racines. En effet ces dernières contiennent des substances antimitotiques utilisées en chimiothérapie et sont exportées en Europe à cette fin.

Le poinsettia

C'est un petit arbuste originaire du Mexique surnommé le «Madagascaris» ou Madagascar car la feuille pliée en deux ressemble à l'île de Madagascar. Pendant la saison sèche, il se couvre de grandes bractées rouge vif qui entourent de petites fleurs jaunes. Préférant les températures fraîches, il est très commun sur les plateaux et bien sûr à Tananarive. C'est également la fleur de Noël que l'on trouve vendu en pot partout dans le monde : appelé également Etoile de Noël à Madagascar, en France on l'appelle aussi Fleur d'Amour.

Les népenthes

Ces pseudo-carnivores peuplent les marais de la région de Fort-Dauphin formant de grandes étendues vert jaunâtre avec des taches rouges. Elles ont une hauteur moyenne d'environ soixante centimètres et sont surmontées de hampes florales formées de petits épis. Car les urnes operculées ne sont en aucun cas des fleurs : il s'agit simplement d'un prolongement de la nervure centrale de la feuille. Ces urnes à clapet de couleur jaunâtre sont souvent veinées de rouge. Elles se remplissent d'eau de pluie noyant ainsi les insectes aventureux.

Le raphia

Le rafia farinifera ou raphia palmier est une espèce endémique de 15 à 20 mètres de haut. Le rafia tient sa renommée de ses fibres tissées qui donnent la rabane. Son importance économique et culturelle est énorme dans l’île mais Madagascar a perdu 50 % de son potentiel d’exportation entre 1960 et 1996 : le palmier raphia est arraché pour agrandir les surfaces rizicoles (pour satisfaire le besoin immédiat de manger) et il n’est pas remplacé. Pire encore : comme pour le riz, la production de raphia est achetée directement aux paysans, ce qui empêche les femmes, artisanes, de pouvoir acquérir la matière première au prix de gros. Le raphia doit donc aujourd’hui être protégé et revalorisé. Redonner de la valeur au tissage permettrait de restructurer la filière et de protéger cette plante ressource.

Le vétiver

Le vétiver, qui peut atteindre 2 m de haut et avoir des racines jusqu’à 6 m de profondeur, améliore la résistance des sols de 30 % à 40 % et maîtrise efficacement les couches supérieures de la terre. C’est donc un allié précieux pour stabiliser le bord des routes et pour lutter contre l’érosion. Il est utilisé pour filtrer l’eau : près
de 88 % des pesticides contenus dans les eaux d’écoulement sont retenus par les haies de vétiver. Ses feuilles servent aussi à divers paillages (pour les toitures par exemple). La plante entre dans la composition des cases d’habitation et des objets artisanaux, elle sert aussi à délimiter les parcelles. L’industrie du parfum utilise depuis longtemps l’essence de vétiver pour son effluve et la cosmétique l’emploie sous forme d’huile essentielle : les vertus du vétiver sont essentiellement relaxantes et immunostimulantes. Dans l’alimentation elle est utilisée comme un conservateur.

Les orchidées

Les orchidées de Madagascar constituent la plus grande famille de la flore de l’île mais leur habitat est menacé en particulier par la déforestation. Elles sont pour la plupart épiphytes (90% d’entre elles), c'est-à-dire qu’elles vivent accrochées dans les arbres, elles croissent sur d’autres végétaux sans en tirer leur nourriture. Epiphyte vient du grec epi : sur, et phuton : plante, cela signifie que c’est une plante qui se fixe sur un arbre lui servant de support mais ce n’est pas une plante parasite.
Il ne reste plus aujourd’hui que 9 à 10 millions d’hectares de forêts primaires contre 16 dans les années 50. Cette modification de l’habitat naturel entraîne également la disparition des insectes pollinisateurs et certaines espèces sont devenues rares, comme l’orchidée noire (Cymbidiella falcigera) ou l’orchidée emblématique de Madagascar, l’Eulophiella roempleriana. Les orchidées peuvent ne pas avoir de feuilles comme l'espèces Vanilla aphylla. Certaines orchidées fleurissent mais ne produisent pas de graines ou elles ne forment de graines que si la fleur a été fécondée.
Certaines orchidées sont utilisées en parfumerie, d’autres, par contre, n’ont aucun parfum. Malheureusement la senteur des orchidées peut être celle de la viande avariée. C’est le cas de l’orchidée bulbophyllum fletcherianum qui attire les mouches assurant sa pollinisation. Certaines orchidées peuvent fleurir plusieurs mois : la floraison de l’orchidée Grammatophyllum multiplorum, par exemple, peut durer 9 mois consécutifs ! Pour germer les graines d’orchidées ont besoin d’un champignon, leur germination ne pouvant se faire dans la nature qu'ainsi.
La famille des orchidées compterait entre 18 000 et 20 000 espèce. A ce nombre il faut encore rajouter un grand nombre d’hybrides produits continuellement par l’homme. Les orchidées ont la capacité de modifier la position de leurs fleurs que Darwin interprète en 1885 comme une stratégie pour attirer les insectes !

Les Angraecum

Les Angraecum sont les plus connus surtout, le plus grand d'entre eux, l'Angraecum sesquipedale. Cette célèbre orchidée a des fleurs étoilées, deux à quatre par tige, d'un blanc crémeux, qui sont caractérisées par un éperon d'une trentaine de centimètres. Quand Darwin étudia la fleur, il devina qu'il devait exister un insecte ayant une trompe de trente centimètres, seul susceptible de la féconder. Il suscita un certain amusement chez les entomologistes de l'époque, et pourtant, quarante ans plus tard, un papillon de la famille du Sphinx avec une trompe de la longueur prévue fut mis en évidence. Deux cents Angraecum sont dénombrés dont les fleurs sont toujours blanches, parfois un peu verdâtres. Parmi les plus connus : Angraecum éburneum, Angraecum magdalena, Angraecum leonis...

La vanille

La vanille, originaire du Mexique, est une orchidée qui à l’état naturel, produit des gousses de vanille mais en culture doit être fécondée par l’homme (car introduite à Madagascar sans son insecte pollinisateur). A l’état naturel, la vanille est fécondée par un insecte qui dispose d’une longue trompe pour accéder aux pollinies. Dans les serres, c’est l’homme qui le remplace, assurant à la main la fécondation de la plante.

L'orchidée du pandanus

Elle vit en symbiose avec ces arbres, principalement sur l'Ile aux Nattes, îlot au sud de Sainte-Marie. De très grande taille puisque sa hampe florale fushia peut dépasser un mètre, elle fleurit en novembre.

L'orchidée noire

Elle est recherchée des collectionneurs et ne se développe que sur le palmier Raphia. Les fleurs noires et vert jaunâtre, de quinze à vingt par hampe, s'épanouissent en décembre.

Les Baobabs

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou «Reniala» qui signifie littéralement «mère de la forêt» en malgache. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île. Les baobabs sont des arbres séculaires et présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs : il peut être grisâtre, rougeâtre... Le tronc de baobab est, pour certaines espèces, de 9m de diamètre et de 30m de circonférence et il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom «d’arbre bouteille».
Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de leur réserve d'eau. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre et les gros fruits marron de cet arbre (40 cm de long et 15 cm de diamètre) peuvent contenir des dizaines de graines. La pollinisation du baobab est généralement assurée par les chauves-souris et les papillons.
Voici les 6 espèces de baobabs endémiques de Madagascar :
- Adansonia grandidieri : Baobab de Grandidier
- Adansonia madagascariensis : Baobab de Madagascar
- Adansonia perrieri : Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)
- Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) : Baobab Fony
- Adansonia suarezensis : Baobab de Suarez (Diego Suarez)
- Adansonia za : Baobab Za

Les palmiers

Il existe de très nombreux palmiers à Madagascar, environ 150 espèces.

Pandanus

De la famille botanique des pandanacées, le pandanus de Madagascar est très décorative. Appelé aussi "Vacoa", ce palmier pousse souvent sur le littoral où il supporte sans problème le vent et les embruns.

Palmier Cane d'or

Appelé aussi "palmier multipliant" car il émet de nombreux rejets qui lui confèrent une place décorative de choix comme bouquet de palmiers. Le nom de "Cane d'or" vient de la couleur jaune de son stipe (tronc) annelé rappelant une cane. C'est un des palmiers les plus plantés et les plus appréciés sous les tropiques, car convenant autant en pot qu'en alignement ou en touffe isolée. Il est très facile à entretenir comme palmier d'intérieur ou de serre.

Palmier plume

C'est un palmier élancé au port très élégant dont les palmes réparties sur trois axes comportent des folioles dans différents plans, lui donnant l'aspect d'un bouquet de plumes, d'où son nom. Les bases foliaires de ce palmier sont recouvertes d'une pruine bleu vert claire très originale.

Palmier Trièdre

C'est un palmier extraordinaire à trois faces, c'est à dire au feuillage disposé dans trois plants différents. Il peut faire penser à un Arbre du Voyageur à trois cotés. Sa population est limitée à une aire géographique minuscule de la région de Fort-Dauphin. Il résiste à des périodes de sécheresse très sévères et c'est un des plus beaux palmiers existant dans le monde.

Sites remarquables

Madagascar regorge de sites remarquables plus beaux les uns que les autres, il est impossible ici d'en faire la liste complète. Néanmoins vous trouverez ci-dessous une sélection assez complète des plus beaux endroits de l'île. La région de Fort-Dauphin également appelée la Riviera Malgache fait bien sûr partie de ces sites remarquables mais il est inutile d'en reprendre la description ci-dessous.

Antananarivo

Antananarivo est la capitale économique et politique de Madagascar. Son nom signifie "la ville des mille" pour mille collines ou mille guerriers selon. Les Malgaches l'appellent le plus souvent tout simplement "Tana" (la ville) et il a été francisé à l'époque coloniale en "Tananarive" car la prononciation malgache élide le "an" par accentuation sur le "ta" et pratique quasi-systématiquement l'élision des voyelles finales. La ville fut tout d'abord construite comme une forteresse vers le début du XVIIème siècle par les rois Merina qui en ont fait leur résidence principale dans les années 1790. La communauté s'est développée très rapidement alors que les rois Merina, notamment Radama Ier, avaient le contrôle de la majeure partie de l'île au XIXème siècle. Les Français s'emparent de la ville en 1895. Elle devient, plus tard, la capitale de la colonie française de Madagascar. Elle conservera son statut de capitale lors de l'accession à l' indépendance du pays en 1960.

Antananarivo se situe dans la partie centrale de l'île et occupe les pentes d'une arête rocheuse culminant à environ 1 435 mètres. La ville est le centre économique, culturel et administratif du pays. C'est également le foyer d'une région en croissance, les industries locales fabriquant de la nourriture, des produits du tabac, des textiles et des marchandises dérivées du cuir.
Antananarivo est dotée d'un aéroport international : Ivato. Elle est le siège de l'université d'Antananarivo depuis 1961, possède un musée d'art et d'archéologie ainsi qu'un observatoire astronomique. Le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza est situé près du centre.
Le site de l'Office Régional du Tourisme d'Antananarivo ici.

Antsirabe

Antsirabe est la troisième plus grande ville de Madagascar. Elle est située à 1 500 m d'altitude dans une cuvette entourée de volcans à 167 km au sud de la capitale Antananarivo. Elle possède le climat le plus frais de Madagascar : en hiver la température peut descendre jusqu'à zéro degré Celsius.
Antsirabe est surnommée la "Vichy Malgache" à cause des nombreuses sources d'eau thermale ou minérale encore exploitées aujourd'hui. Les vertus de ses eaux, découvertes par deux missionnaires norvégiens au XIXème siècle, y ont attirés des personnages illustres : les souverains eux-mêmes venaient y soigner leurs rhumatismes.
Antsirabe est aussi la capitale des pousse-pousse, elle en compte le plus grand nombre par habitant parmi toutes les villes du pays. Antsirabe est devenue aujourd'hui le premier centre industriel du pays. La ville possède également un aéroport. En 2009, il a neigé dans la région (c'est rare mais ça peut arriver) et la température a atteint -7°C.
Le site de l'Office Régional du Tourisme d'Antsirabe ici.
Voir également ce site communautaire sur la ville ici.

Diego Suarez et sa baie

Antsiranana, aussi appelée Diego Suarez, est la plus grande ville du nord de Madagascar et le troisième port de la Grande île. Elle tient son nom de deux navigateurs portugais, Diogo Dias et l'amiral Suarez. Elle est la capitale de la province de Diego-Suarez. Avec la récente mise en place des vingt-deux régions en 2004, elle est devenue la capitale de la région de Diana. Ses habitants s'appellent les Antsiranais.
La ville se situe au niveau du Cap d'Ambre (Tanjon'i Bobaomby) dans le Nord de Madagascar avec à l'Ouest le Canal du Mozambique et à l'Est l'Océan Indien. Elle est abritée par la baie de Diego-Suarez, l'une des plus belles baies du monde et la deuxième plus grande (156 km de côtes) après celle de Rio de Janeiro. La baie de Diégo-Suarez est en fait composée de 4 baies de plus petite taille : la baie du
Tonnerre, la baie des Cailloux Blancs, le Cul de Sac Gallois et la baie des Français (où se situe la ville promontoire de Diégo-Suarez). Cette spécificité couplée à une position idéale (proximité avec les côtes africaines, Mayotte, l'archipel des Comores et l'archipel des Seychelles) en font une lieu stratégique expliquant le vif intérêt des forces françaises pour le site qui en fait une base navale durant la colonisation. Un îlot rocheux d'origine volcanique, nommé le Pain de Sucre, domine la baie la plus au sud. Considéré comme un lieu sacré des cérémonies traditionnelles nommées fijoroana y sont toujours pratiquées régulièrement.
Le site de l'Office Régional du Tourisme de Diego Suarez ici.

Les Tsingy

La réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha est une région de l'Ouest de Madagascar inscrite depuis 1990 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle se trouve au nord du parc national Tsingy de Bemaraha. La réserve s'étend sur une superficie de 157 710
hectares à une altitude située entre 150 et 700 mètres.
Les canyons aux bords tranchants comme un rasoir des Tsingy de Bemaraha se sont formés en grande partie sous la surface, à partir de cavités étroites et profondes. Tandis que les pluies de mousson ciselaient le sommet d'un vaste dépôt calcaire, la nappe phréatique dissolvait la roche le long d'un réseau de lignes de fracture. Lorsque la voûte des cavités s'effondra et que la nappe s'abaissa, un labyrinthe de canyons avec lapiés tranchants émergea. Un paysage karstique et un massif calcaire fortement déchiqueté forment un « tsingy » ou « forêt » d'éperons calcaires, paysage unique au monde. En malgache, tsingy signifie « où l'on ne peut marcher pieds nus ». La réserve abrite d'autres manifestations karstiques telle la gorge de la rivière Manambolo (de 300 à 400 mètres de profondeur). La réserve de Bemaraha présente par ailleurs un paysage contrasté avec un relief vallonné et des pics élevés où des forêts primaires, des lacs et des mangroves servent d’habitat à diverses espèces d'oiseaux rares et de lémuriens.

Parc de l'Isalo

Le parc national de l'Isalo est un massif montagneux de grès s’étendant sur près de cent kilomètres dans le sens nord sud, entaillé de profonds canyons et hérissé de pics : il a une superficie de 81 540 ha. L’Isalo fait partie de la Commune de Ranohira dans la région de l’Ihorombe. Il est à 279 Km au Sud de Fianarantsoa et à 80 km d’Ihosy. L'érosion de la roche y a taillé un relief ruiniforme variant de 820 à 1240m d’altitude avec des canyons profonds, des rivières, et une végétation rupicole abondante. Le Parc est aussi le domaine des makis et autres lémuriens. C'est le site touristique le plus visité de Madagascar.
Les animaux de l’Isalo sont typiques du climat, de la végétation et de la géomorphologie du parc. Ce sont, pour une très forte majorité, des espèces endémiques. 77 espèces d’oiseaux vivent à Isalo dont le merle de Benson ou Pseudocosyphus bensoni, une espèce endémique de Madagascar qui est très protégée. On y trouve aussi 14 espèces de lémuriens diurnes et nocturnes dont 8
introduites et 7 endémiques de Madagascar. Reptiles, amphibiens, carnivores, insectivores et rongeurs complètent la liste. Le parc compte également plus de 400 espèces floristiques. Beaucoup d’entre elles sont endémiques de Madagascar comme le Pachypodium rosulatum, famille des Apocynaceae, le Catharantus ovalis qui est une plante médicinale que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde que dans l’Ihorombe et sur la plaine du Zomandao. La savane de l’Isalo est colonisée par des palmiers typiques de cette région, le Bismarkia nobilis, par exemple, nommé en malgache « Satrana » qui veut dire qui résiste au feu.

Tamatave

Toamasina ou Tamatave est une grande ville de l'est de Madagascar, chef-lieu de la région Atsinanana et de l'ancienne province de Toamasina, située à 353 km au nord-est de Tananarive. Le climat est de type subéquatorial : températures chaudes et des pluies fréquentes tout au long de l'année (avec pour Tamatave une température moyenne de 24°C pour 3500 mm de pluie par an). De janvier à avril la saison chaude est rythmée par les cyclones qui peuvent parfois être extrêmement violents. Au niveau éolien l'alizé, vent des régions intertropicales, souffle presque toute l'année. La station balnéaire de Foulpointe (à 60 km au nord) est la plus réputé de cette région : sa plage, son récif corallien et son fort en ont fait un haut lieu du tourisme sur la Cote Est. Tamatave est le débouché du Canal des Pangalanes.
Le site de l'Office Régional du Tourisme de Tamatave ici.

Canal des Pangalanes

Le canal des Pangalanes est un canal de l'est de Madagascar construit au XXème siècle. Long de 700 kilomètres, il relie Farafangana à Tamatave, ville portuaire constituant son débouché. En fait le long de la côte Est se succèdent sur près de 665 Km, une multitude de lacs et de lagunes naturelles, séparés de l'Océan Indien par une mince frange de terre. Des aménagements ont permis de lier ces cours d'eau entre eux, et surtout de rendre cette voie navigable aux péniches et chalands, assurant ainsi une navigation en sécurité.
Le canal des Pangalanes répond aux besoins commerciaux le long de la côte est, avec le transport de nombreux produits grâce aux ports fluviaux aménagés dans la plupart des villes traversées. Réhabilité à la fin des années 1980, le canal est navigable sur un tronçon d'un peu plus de 430 Km, de la gare fluviale de Tamatave à celle de Mananjary.
Le canal est balisé par des "PK" (points kilométriques) tous les dix kilomètres :
PK 0 : Tamatave
PK 60: Akanin'Ny Nofy
PK 90 : Ambila Lemaitso
PK 101 : Andevoranto
PK 155 : Vatomandry
PK 228 : Mahanoro
PK 341 : Nosy Varika
PK 433 : Mananjary.
La descente du canal des Pangalanes peut s'effectuer de manière "improvisée" en profitant d'un chaland (à la gare fluviale de Tamatave) transportant des marchandises. Il y a peu de circulation en général (1 à 2 chalands par semaine) avec une navigation à 10 Km/heure ! Des chalands spécialisés façon taxis-brousse dans le transport de passagers existent au départ de la gare fluviale de Tamatave, ou bien de façon plus confortable et organisée, par le biais de prestataires spécialisés. Plusieurs agences proposent la descente du canal, étalée sur trois à quatre jours : départ d'Akanin'ny Nofy ou de Tamatave avec pour destination finale Mananjary au Sud, quatre à cinq heures de navigation journalières avec des excursions aux abords des lacs et des canaux, découverte de la faune et de la flore aquatique, deux nuits de bivouac au milieu des Pandanus et des Ravenalas. Une traversée avec des moments vraiment inoubliables.

Allée des Baobabs

Véritable boulevard de baobabs, le site a été classé en Aire protégée " Monument Naturel " lors du premier Festival Jama du mois de juillet 2007. Spectaculaire, l'allée des Baobabs (
du type Adansonia Grandidieri et appelé localement Reniala) se situe à 20 kilomètres au Nord de Morondava. Ces arbres géants alignés sont l'une des principales curiosités naturelles de l'Ouest de Madagascar. Un spécimen impressionnant considéré comme "baobab sacré" s'élève sur le bas-côté de la RN 35, juste à la sortie de Morondava. Il s'agit d'un lieu de culte où l'on vient honorer les ancêtres en déposant des conques, des bouteilles et des étoffes rouge et noir dans les anfractuosités de son tronc. Au détour de la piste qui mène à Mangily, vous serez charmé également par le "baobab amoureux"…
L'allée des Baobab est aussi la porte d'entrée aux Aires protégées situées au Nord de Morondava et se trouvant sur la piste de Belo sur Tsiribihina : la Réserve Spéciale d'Andranomena et l'Aire protégée du Menabe Antimena où se trouvent, le camp de Kirindy, le lac Bedo, ainsi que d'autres sites écotouristiques, comme Mangily.

Fleuve Tsiribihina

La Tsiribihina est un fleuve de Madagascar se jetant dans le canal du Mozambique par un delta. Elle est connue pour tenir un rôle central au cours du Bain des reliques, ou Fitampoha, une cérémonie sacrée de l'Ouest malgache se déroulant tous les dix
ans.
La descente de la Tsiribihina est possible avec des arrêts dans des petits villages pour y acheter des provisions que prépareront vos amis piroguiers lorsque vous aurez installé les tentes sur une plage déserte au bord de l'eau. L'excursion à la cascade des gorges est inoubliable avec baignade dans une eau turquoise et des bassins creusés dans le roc. Le voyage fluvial se termine quand on accoste à l'embarcadère de Tsiraraka, un peu avant Belo-sur-Tsiribihina. Tout le long du fleuve on a l'occasion de voir des oiseaux, lémuriens et autres animaux.

Lac Itasy

C’est une ancienne zone volcanique récente comme les volcans d’Auvergne : de nombreux cratères sont visibles dans le paysage et la présence d’anciennes coulées volcaniques permet au sol d'être très fertile. La région du lac Itasy est très séduisante par ses cônes volcaniques et les belles chutes de la Lily. Il est situé à 1221 m d'altitude, présente une superficie de 3 500 ha et une profondeur de 6,5 m. C'est un site assez important pour les oiseaux aquatiques des Hauts Plateaux. Le terme ne désigne pas seulement le lac, mais également les marais et étangs qui l'entourent ainsi que la région volcanique qui s'y rattache. On peut admirer en autre la cuvette : une dépression qui sert de lit au lac. Le Lac doit son existence à une importante coulée de lave qui obstrua la vallée : les eaux de ruissellement et d'infiltration ont ensuite rempli l'immense cuvette. La croyance locale prétend que le sol se serait affaissé permettant aux eaux d'occuper un bassin naturel.
On peut également se rendre à l'îlot sacré où se trouve le tombeau d'Andriambahoaka qui régna dans la région au XVIIème siècle. À partir d'Ampefy vous pouvez demander auprès des habitants de vous y conduire en pirogue. On peut y apercevoir une importante colonie de chauves-souris appelées "fanihy" que l'on trouve suspendues la tête en bas durant la journée. Elles attendent la tombée de la nuit pour se nourrir de fruits (mangues, oranges). Les "Fanihy" sont uniquement frugivores et, bien entendu, inoffensives. Que l'on soit pêcheur, naturaliste ou simple promeneur, les sujets d'intérêt ne manquent pas autour et sur le lac.
Il est à noter qu'il est déconseillé de se baigner dans le lac en raison de risque de bilharziose.

Chutes de la Lily

Avec un relief assez accidenté et plusieurs sources d'eau qu'elle renferme, l'île de Madagascar abrite de nombreuses chutes d'eau aussi impressionnantes que belles les unes que les autres. Si certaines sont calmes et douces, d'autres comme les chutes de la Lily sont puissantes et créent un bruit assourdissant qui s'entend à des centaines de mètres à la ronde. Les chutes de la Lily se trouvent dans la localité d'Antafofo à Ampefy. Du haut de ses 23 mètres, elle déverse une quantité d'eau impressionnante qui en s'écrasant en contrebas génère une grande écume. Ces chutes offrent un spectacle grandiose par la puissance de sa cascade entourée de très hautes herbes. L'évaporation de l'eau aide énormément au développement des végétaux situés à proximité de ces chutes, vous pouvez profiter de cette eau de montagne bien fraîche pour vous baigner. Vous pourrez admirer le Geyser d'Analavory qui se trouve non loin de là à environ 30 kilomètres du village d'Ampefy. De nombreuses agences de voyage organisent souvent des excursions à Ampefy qui durent au maximum deux jours.
Pour les mieux situer, il est préférable de connaître où se trouve exactement cette localité : le village d'Ampefy se trouve à environ 100 km à l'Ouest de la ville d'Antananarivo. Le voyage ne prendra au maximum que deux heures au cours duquel vous pourrez déjà admirer de magnifiques paysages volcaniques typiques des Hautes Terres malgaches. Ampefy se trouve en pleine région volcanique, c'est pourquoi la région environnante regorge de lacs tels que le grand lac Itasy (voir ci-dessus), le lac Antohomadinika, le lac Andranoratsy, des étangs et de nombreux marais, qui sont la plupart des lacs de cratère. Ces lacs sont des endroits idéals pour les amateurs de pêches, de chasse et de sports nautiques comme le promenade en pirogue... Arrivé dans cette circonscription il vous reste à rejoindre la localité d'Antafofo. Il est préférable de rejoindre les chutes de la Lily à pied, vous aurez ainsi la possibilité de découvrir des petits villages malgaches caractérisés par des petites maisons faites en terre avec leur toit de chaume. Une fois arrivé à Antafofo, il vous sera très facile trouver un guide qui vous racontera la légende ou plutôt l'histoire des Chutes de la Lily.
Voici la légende des chutes de la Lily :
Une quarantaine d'années auparavant, un planteur «vazaha», signifiant «français» à cette époque, vivait dans le petit village d'Antafofo. Ce dernier avait une fille nommée Lily mais un jour, suite à un accident malencontreusement survenu à cet endroit, il vit disparaître sa fille. Dans l'espoir de la retrouver tous les villageois aidèrent à fouiller partout dans le village et même dans les régions environnantes. Après de longues recherches sans résultat tous finirent par penser que Lily fut emportée par la chute d'eau qui se trouvait tout près. Par conséquent, le nom de la jeune fille fut donné à la chute puis à la rivière en son souvenir.

Tulear

Toliara (ou Tuléar ou Toliary) est une ville du sud-ouest de Madagascar située à 936 km d'Antananarivo. La dénomination de la ville, Toliara, date des années 1970, et reflète la volonté, après l'indépendance en 1960, de remplacer les noms français par les anciens noms issus de la langue malgache, pourtant la plupart des noms de rue en français sont restés inchangés.
Toliara est située sur une vaste plaine littorale, entourée de dunes et de mangroves, à proximité du tropique du Capricorne sur le canal du Mozambique. Au large s'étend une longue barrière de corail (le Grand Récif) sur 18 km de long et 3 km de large. La zone de plage est prolongée par la plage sous-marine en continuité avec la plate-forme continentale qui descend en pente douce vers le large. Au nord se trouve le delta du Fiherenana. Toliara est surnommée la «ville du soleil» car elle connaît un climat chaud (28 °C de moyenne) et semi-aride avec moins de 400 mm de pluies annuelles. La ville est balayée en permanence par un vent dominant, le tsiokatimo (vent du sud), de direction sud-ouest-nord-est.
Une des plages très connue proche de Tuléar est la plage d'Ifaty. On y trouve plusieurs musées : Musée des arts et traditions du Sud malgache (Cedratom), ce musée présente la vie quotidienne, l'artisanat et l'art funéraire de la population Mahafaly et aussi Sakalava ; Musée Régional de l'Université de Toliara, ce musée, voisin du précédent, abrite une petite collection ethnologique et un énorme oeuf d’aepyornis ; Musée de la Mer, le petit musée de l'Institut océanographique recense les ressources halieutiques du lagon et on y trouve coraux, algues, éponges, coquillages, échinodermes, poissons, tortues, dans la salle centrale, un grand aquarium abrite un cœlacanthe, péché en 1995 près d’Anakao. On peut visiter également l'Arboretum d'Antsokay : d'une superficie de 52 ha, il regroupe plus de 920 espèces végétales, des lémuriens, tortues radiées, serpents et caméléons. Enfin on peut aller voir le petit marché aux coquillages improvisé sur le front de mer, derrière l'Alliance française, où l'on y vend divers produits artisanaux.
Le site de l'Office Régional du Tourisme de Tuléar ici.

Fianarantsoa

Fianarantsoa est une ville située au sud-est de l'ile de Madagascar. Centre commercial et carrefour routier, cette ville est reliée par le chemin de fer à Manakara sur la côte est. La région avoisinante, située à 1 200 mètres d'altitude sur les hauts plateaux de la région du Bétsiléo, cultive partiellement le tabac, le riz, le raisin et le café. Elle possède également des fermes spécialisées dans l'élevage du bétail, des savonneries et des huileries. Les industries locales reposent sur le traitement du riz,
le conditionnement de la viande de bœuf, la fabrication de briques et le travail du bois. C'est aussi ici que l'on produit le meilleur vin de l'île. Les cépages, importés par des Français et des Suisses, donnent des vins rouges, rosés et blancs au goût assez fruité, qui se dégustent dans les caves des vignobles entourant la ville. Ancien quartier général des missionnaires chrétiens, elle est considérée comme le centre intellectuel de Madagascar et on y trouve de nombreuses librairies.

Mahajanga

Majunga, ou Mahajanga en malgache officiel, est une ville portuaire de la côte nord-ouest de Madagascar. Elle se trouve sur le canal de Mozambique, à l'embouchure du fleuve Betsiboka et à 376 km au nord-ouest d'Antananarivo.
Majunga détient un patrimoine historique et architectural non négligeable : maisons des Indiens du Gujarat datant du XIXème siècle, maisons coloniales. En 1895/1896, c'est à Majunga que débarquèrent les troupes françaises engagées dans la conquête de l'île.
Le site de l'Office Régional du Tourisme de Mahajanga ici.

Île de Nosy-Be

Nosy Be est la plus grande des îles et se trouve située sur la côte nord-ouest de Madagascar dans le Canal du Mozambique : île volcanique d'une superficie de 321 km², elle s'étend sur environ 26 kilomètres du nord au sud sur 20 km d'est en ouest, elle culmine au Mont lokobe à 455 mètres d'altitude et au Mont Passot à 329 mètres. Le nom de l’île est parfois francisé en Nossi-Bé, parfois nommée Ambariobe par les habitants de la région. Nosy Be se situe dans la grande baie d'Ampasindava et son chef-lieu est la bourgade d'Hell-Ville (nom malgache officiel mais non usité : Andoany), où se trouve le port principal de l'île, située sur la côte Sud. Lieu de culture de l’Ylang-ylang, de vétiver, de café, de canne à sucre, de poivre et d’autres épices, on l'appelle aussi "île aux parfums". La région de Nosy Be est caractérisée par des pluies annuelles assez abondantes (2 244 mm) : le maximum est atteint en janvier , le minimum est en juillet ou juin.



D’origine volcanique, Nosy Be propose de très belles plages ou il fait bon flâner à l’ombre des cocotiers et les eaux limpides sont une invitation à la baignade et la plongée sous-marine. L’intérieur de l'île dans une gamme de verts du plus tendre au plus foncé dévoile ses lacs aux couleurs émeraude, son sommet le Mont Passot à la vue imprenable, ses villages pittoresques, les plantations d’Ylang-ylang, ou encore les forêts d’arbres du voyageur et rizières. On peut découvrir sa cascade ou encore l’arbre sacré, sans oublier l’artisanat et les excursions dans les îles dépendantes et ses réserves naturelles.
Le site de l'Office Régional du Tourisme de Nosy Be ici.
Ci-dessous la carte touristique de l'Office du Tourisme de Nosy Be
Les poissons que l'on trouve à Nosy Be :                                                                              (cliquer dessus pour obtenir la carte) :
    


Île Sainte-Marie et île aux Nattes

L'île Sainte-Marie autrefois nommée Nossi-Ibrahim devenu aujourd'hui en malgache Nosy Boraha (peu usité), est une île de la région d'Analanjirofo, dont les côtes sont à 5 à 12 kilomètres des rivages Nord-Est de Madagascar, dans l'océan Indien. De forme très allongée, elle mesure 50 km de long sur 5 km de large avec une orientation S-SW/N-NE. Au sud, l'île aux Nattes (2,5 km sur 1,5 km) est séparée de l'île Sainte-Marie par un bras de mer d'environ 400 m de large. Cliquer sur la carte ->
Un lagon entoure ces deux îles. Le village principal est Ambodifotatra, à environ 10 km du sud de l'île. L'aéroport est situé également à la pointe sud de l'île et est desservi par Air Madagascar depuis Antananarivo et Toamasina. De nombreux hôtels se situent essentiellement entre l'aéroport et Ambodifotatra. L'église de Sainte-Marie, située à proximité d'Ambodifotatra, construite en 1857, est la plus vieille église de Madagascar. L'île est au voisinage d'anses et baies remarquables. Les célèbre baies d'Antongil et de Tintingue ont été des repères de pirates des mers du Sud, l'activité des flibustiers et forbans y connaissant une croissance à l'époque classique entre 1620 et 1680.
Destination touristique et véritable paradis tropical, elle est connue pour son caractère authentique et préservé, ses regroupements de baleines à bosse, son histoire romanesque et l'accueil de ses habitants. Les véhicules peu nombreux du fait d'une faible infrastructure routière renforcent le côté "intemporel" de cet endroit du "bout du monde". Les pistes et les sentiers sont toutefois nombreux et la taille de l'île permettent de la visiter en douceur à pied ou en bicyclette. Les sites et les pôles d'intérêt ne manquent pas : l'île aux Nattes, le cimetière des pirates, la forêt d'Ampanihy, l'île aux Forbans, la migration annuelle des baleines à bosse, ses fêtes populaires... Les amoureux de fonds sous-marins pourront également faire de belles plongées près des récifs coralliens.
L'île aux Nattes (Nosy Nato) tire son nom d'un bois, le "nato", qui était autrefois utilisé pour la construction des navires. Il a aujourd'hui complètement disparu de l'île. On pourrait penser aussi que le nom est en relation avec les belles nattes que tressent les femmes de l'île, grâce aux feuilles de Pandanus. L'île est habitée par une vingtaine de familles qui vivent essentiellement de la pêche et du tourisme. La petitesse de l'île permet d'en faire facilement le tour en une demi-journée.
Coordonnées de l'Office du Tourisme de Sainte-Marie : info@tourisme-sainte-marie.com, Tél. : +261 20 57 901 47

Ligne de fer malgache

Il existe quatre lignes de chemin de fer à Madagascar, avec 836 km de voies ferrées :
- Tananarive - Toamasina (Tamatave) via Moramanga (TCE - 372 km)
- Moramanga - Ambatondrazaka (MLA - 142 km)
- Tananarive - Antsirabe (TA - 159 km)
- Fianarantsoa - Manakara (FCE - 163 km)
L'ensemble de ces lignes est à écartement métrique. Les 3 premières sont exploitées par Madarail (groupe Vecturis) qui a entrepris un vaste programme de remise à niveau, avec pour objectif de rétablir le trafic voyageurs et fret sur l'ensemble du réseau. Aucune des quatre lignes citées ci-dessus n'est fonctionnelle en permanence (seul le transport de marchandises est assuré).
S'il est un voyage auquel on doit consacrer une journée au-moins, c'est bien celui de la ligne FCE de Fianarantsoa à Manakara. Le spectacle qui est offert par la nature et les paysages est vraiment formidable !

Voici le détail de ces lignes :
La ligne Tananarive - Tamatave (TCE)
Tana - Moramanga : liaisons assurées les mardi, jeudi et samedi
Moramanga - Tamatave : liaisons irrégulières
Tamatave - Ambila Lemaitso : liaisons les mardi, jeudi et samedi
• PK 0 Le train laisse la capitale après l'avoir contournée et remonté le cours de l'Ikopa où l'on peut surprendre les scènes de la vie quotidienne à travers les villages et les rizières...
Après avoir traversé Ambohimanambola (PK 15) et Anjeva (PK 27), la ligne quitte la vallée de l'Ikopa pour remonter divers affluents.
• PK 31 C'est à la hauteur de Carion que la voie retrouve la route et l'on atteint quelques kilomètres plus loin le point culminant de la ligne, au passage d'un tunnel (altitude de 1508 m).
• PK 48 Arrivée en gare de Manjakandriana (c'est à ce niveau qu'une route mène au lac de Mantasoa 12 Km). À la sortie de la ville, après avoir traversé des bois d'eucalyptus et de mimosas, nous entamons alors la descente, découvrant une vallée encaissée et sauvage portant le nom de son cours d'eau : la Mandraka.
• PK 70 Ce torrent deviendra après de sinueuses cavalcades, de belles chutes et produira de l'énergie électrique grâce à une centrale située en contrebas. Délaissant la Mandraka, le train poursuit sa spectaculaire descente à flanc de montagne. C'est à la sortie du tunnel Rocques que nous découvrons alors la vaste plaine du Manambolo.
• PK 86 On atteint Anjiro, grande bourgade et centre forestier.
• PK 104 Traversée du Mangoro.
• PK 122 C'est après quatre heures de voyage environ, que la ville de Moramanga est atteinte (Embranchement avec la ligne M. L. A.)
• PK 136 Arrivée en gare d'Ampasipotsy, nous suivons alors le cours de la Sahantandra et entrons dans une zone fortement boisée classée Réserve Spéciale de Perinet.
• PK 148 Gare de Périnet (Andasibe). Une courte halte mais combien agréable permettra au voyageur de se dégourdir les jambes et de se restaurer auprès du "Buffet de la Gare". Cet endroit mérite par ailleurs plus qu'une simple halte car la visite de la Réserve Spéciale peut être le but d'un agréable séjour. Après avoir quitté ce site protégé, nous retrouvons la Sahatandra qui est l'initiatrice d'un spectacle magnifique : les chutes de la Koma hautes de plus de 70 m !...
• PK 188 La ligne s'engage ensuite dans la vallée de la Vohitra et traverse le village d'Andekaleka. Au fur et à mesure de notre progression, la forêt devient clairsemée, mais le décor garde son caractère sauvage.
• PK 197 Chutes de Farariana
• PK 207 Le train passe en gare de Lohariandava et termine alors sa descente. On aborde ensuite une région de cultures tropicales et l'on découvre à partir d'Anivorano, au confluent du Rianila et de la Vohitra, une riche plaine plantée de canne à sucre...
• PK 271 Halte à Brickaville. Une trentaine de kilomètres plus loin, à la hauteur d'Ambila Lemaitso, la ligne entame sa remontée vers le nord, empruntant la bande coincée entre le célèbre canal des Pangalanes et l'Océan Indien. Le regard se porte sur des horizons plus dégagés peuplés de ravenalas qui contrastent avec le paysage encaissé de la forêt.
• PK 352 Le train traverse la lagune de Nosy-be et atteint la gare de Mahatsara, on peut apercevoir au loin le Massif montagneux de Besakay. Enfin, après quelque douze heures de voyage, et des images plein la tête, on est heureux d'arriver en gare de Tamatave "Manguier" terminus du T. C. E.
La ligne Fianarantsoa - Côte est (FCE)

Fianarantsoa - Manakara et Manakara - Fianarantsoa : liaison tous les 2 jours dans chaque sens.
• PK 0 Le train quitte vers 7 h la ville de "Fianar" et longe durant les premiers kilomètres la route de Tananarive.
• PK 8 "Balade en pays Betsileo", à travers les rizières et les vallons de verdure...
• PK 18 Pont franchissant la Matsiara puis enjambée de la Sahambavy traversée de domaines plantés de jasmins et parsemés de mimosas contrastant avec un fond quelque peu monotone.
• PK 27 Arrivée dans la zone forestière d'Ampitabe, source de Faroany, que nous retrouverons plus tard, transformé en belle rivière.
• PK 38 Village de Ranomena situé à 1054 m d'altitude. Le train amorce alors une descente impressionnante à flanc de falaise, traversant pas moins de 27 tunnels (dont un de plus d'un kilomètre!) Le paysage est alors admirable et l'on peut apercevoir entre les collines boisées, l'Océan Indien au loin... Sur les hauteurs se dresse le rocher d'Andrambovato. C'est alors que nous entrons en pays "Tanala". Franchissement de nombreux ouvrages d'art, notamment le pont qui franchit d'une seule portée les Chutes de la Mandriampotsy.
• PK 62 La descente s'achève à Tolongoina (gare) important centre de production de café. Le paysage se modifie et la forêt cède peu à peu sa place à une végétation clairsemée où l'arbre du voyageur impose ses majestueuses palmes. Les bambous nous rappellent l'humidité ambiante.
• PK 82 La voie longe la rivière Ionilahy enjambée par un viaduc. Le Faraony dont nous avions découvert la source précédemment s'est transformé en large rivière que nous longeons, à partir de Mahaboka, sur plusieurs kilomètres. Bananiers, caféiers, rizières et ravenalas forment l'essentiel du tableau.
• PK 118 Halte à Sahasianaka. Grâce à son importante production de café, cette bourgade est un centre économique régional. La voie continue à serpenter en suivant une dernière fois le cours du Faraony que nous laissons poursuivre seul son chemin vers la région caféière portant son nom.
• PK 128 Antsaka
• PK 146 Gare d'Ambila, nous sommes en pays Antemoro. Le paysage s'est transformé. Des collines plates et dénudées ont pris la place des vertes plantations. Nous traversons les marais d'Ambila ainsi que la Mananano. La mer apparaît enfin à l'horizon.
• PK 163 Arrivée en milieu de journée à Manakara.
La ligne Moramanga - Ambatondrazaka/Lac Alaotra (MLA)

• PK 0 Départ de Moramanga
• PK 18 Marovoay
• PK 27 Morarano
• PK 58, 5 Amboasary
• PK 82 Andaingo
• PK 89 Ambohimena proche de la source du Maorangoro et point le plus élevé de la ligne. Descente ensuite dans une vallée escarpée.
• PK 98 Anosiroa
• PK 117 Andilanatoby, la voie traverse alors une région marécageuse et une multitude de rizières jusqu'au terminus.
• PK 129 Manakambahiny
• PK 142 Arrivée à Ambatondrazaka (chef-lieu important de la région de Tamatave)
• PK 156 Station de l'Aloatra (centre de recherches agronomiques)
• PK 165 Andreba
• PK 167 Ambatosoratra Terminus de la ligne
La ligne Tananarive - Antsirabe (TA)
• PK 0 Départ de la gare centrale, on contourne le quartier animé d'Isotry sous "les coups de klaxon" endiablés de la locomotive pour prévenir les "petits gens" traînant en bordure de voie. On longe la route circulaire avec à gauche une vue sur les collines de la capitale. Le train s'extirpe doucement de la ville tentaculaire.
• PK 2 Le train traverse alors le cours de l'Ikopa et s'engage dans une région très vallonnée et laisse entrevoir des marais.
• PK 11 Ambatofotsy, traversée de la Sisaony peu après et on longe à flanc de montagne certains de ses affluents. Paysages typiques de l'Imerina avec ses nombreuses rizières, ses villages perchés en fond de vallée aux teintes de pisé, ses rochers aux rondeurs imposantes qui émergent ça et là, vertes vallées profondes.
• PK 40 Behenjy, le train continue son ascension.
• PK 53 Andriambilany, passage de nombreux ouvrages d'art, viaducs et tunnels.
• PK 66 Arrivée à Ambatolampy (gros Bourg, chef-lieu de la région de Tananarive) nous sommes maintenant à une altitude de près de 1500 m et le train poursuit sa course à travers les hautes terres, traversant la région de plaines qui bordent l'Onive affluent du fleuve Mangoro qui se jette à l'Est près de Mahanoro. Nous pouvons apprécier à droite l'imposant massif de l'Ankaratra dont les sommets se détachent au loin.
• PK 82 Ambohimandroso, durant la belle saison, vous aurez la chance d'apercevoir les mimosas en fleur, couvrant les collines environnantes.
• PK 93 Ampitatafika
• PK 98 Ilempona, important centre agricole autour du cours du même nom puis nous longeons une vaste plaine agricole, celle d'Ambohibary. La ligne atteint son altitude maximale à 1700 m.
• PK 124 Sambaina, important pôle commercial où transitent de nombreux produits locaux, la voie poursuit sa descente jusqu'à son terminus.
• PK 159 Arrivée à Antsirabe