Pour situer les différents lieux cités ci-dessous vous pouvez récupérer
les cartes touristiques disponibles sur la page des cartes

Le lac Ambinanibe ou Andriambe


A 7 km de la ville, le lac Andriambe où lac Ambinanibe (qui veut dire la grande passe en Malgache puisqu'il communique avec l'océan) est appelé parfois encore Vinanibe car l'ancien nom du lac, lors de la colonisation française, était Vinany Be. Ce lac est une excursion à ne pas manquer car le site du village est de toute beauté. Immense, il sert de réceptacle aux eaux pluviales de la chaîne anosienne et est bordé par une plage vierge resplendissante de sable blanc. Le village d'Ambinanibe dont l'entrée donne sur le lac, doit être parcouru à pied afin d'en ressentir tout le charme qui s'en dégage.

        

On pêche dans ce lac des crevettes célèbres dans toute la région : voyez les nasses qu'on fixe sur des pilotis dressés près des berges. De la passe du lac, appelée "vinany", et tout le long de la plage jusqu'à la côte ouest de la presqu'île d'Ehoala se dressent de grandes dunes de sable. Parfois vous voyez les enfants du village surfer sur le sable à l'aide de feuilles de cocotiers, les "pros" qui pratiquent avec des planches de surf appellent cela du "Sand Surfing". Vous pouvez aussi y voir les jeunes du village surfer les vagues avec des planches de bodyboard taillées dans du bois brut. Ils utilisent du bois de pirogues cassées, du "vitagno" : arbre que l'on trouve dans les terres de l'Anosy et de l'Androy qui donne un bois léger, très flottant et résistant.

        

Au sommet de ces dunes vous pouvez admirer un panorama splendide sur l'océan, le village blotti aux creux des cocotiers et les montagnes au nord. Si vous en avez la possibilité, le coucher de soleil à cet endroit est fantastique. Sur la plage vous trouverez de nombreux coquillages et verrez parfois les pêcheurs réparer leurs pirogues. N'hésitez pas à les accoster, dites leur bonjour en malgache, montrez votre intérêt pour ce qu'ils font, ils seront surpris et vous réserveront le meilleur accueil.

Les dunes séparant le lac de l'océan, à gauche la passe vers la mer (le Vinany)

La plage immaculée d'Ambinanibe et un spot de surf excellent

Lieu rêvé pour les amoureux de calme et de nature, pour les balades ou les sorties baignade en famille, il est également très connu par les amateurs de glisse puisque c'est le meilleur spot de surf de Fort-Dauphin. En bordure du lac au nord vous trouvez un hôtel, le Vinanibe Lodge, géré par la société SHTM qui vous permet de passer un séjour dans un cadre enchanteur.

Le Fort des Portugais (Tranovato)

A 10 km de Fort-Dauphin vous pouvez visiter les vestiges du Tranovato (signifiant "maison de pierre") de l’îlot Santa Cruz (XVIème siècle) : c'est la plus ancienne construction édifiée par les Européens à Madagascar, témoignage d'une présence portugaise qui remonte à l'année 1504. Rescapée d'un naufrage, la colonie était composée de quelques dizaines d'individus. Elle se réfugia sur la petite île baptisée alors "Santa Cruz". Isolés et attendant de pouvoir regagner leur pays d'origine, les naufragés bâtirent un fort afin de se protéger des menaces des populations locales. Malgré cela, la totalité de la colonie fut massacrée en 1535.
En 1616, une mission portugaise de la "Compagnie de Jésus" tenta de s'installer sur l'île de Santa Cruz, mais le roi de l'époque, un certain Tsiambany s'y opposa. Les Jésuites abandonnèrent l'île en avril 1617. Vous pouvez consulter une carte ancienne de cet îlot établie par Flacourt en 1656 en cliquant ici et lire cette histoire en plus amples détails ici. L'accès se fait par une piste qui permet d'atteindre les rives du lac Andriambe puis il faut emprunter la rivière Efaho (autrefois appelée Fanjahira) bordée de marécages et de rizières. On arrive ainsi à l'île de Santa Cruz, après avoir navigué durant 3 Km environ. Au village, près des tombes des naufragés, on vous proposera des souvenirs et de l'artisanat local. La société SHTM vous permet de réaliser cette excursion.

Le Pic Saint-Louis

La marche la plus connue est bien entendu celle du Pic Saint-Louis, que vous ne pouvez manquer puisqu'il s'agit du point de vue qui domine l'ensemble de la région et la presqu'île de Fort-Dauphin. L'ascension n'est pas très difficile et deux sentiers mènent au sommet. Le premier au départ de l'usine SIFOR (société d'exploitation du sisal où les taxis-brousse peuvent vous y déposer), c'est le chemin le plus court mais également le plus raide (ascension en 1 h 30 environ). La deuxième possibilité démarre à Marillac en empruntant le chemin des crêtes (2 à 3 h de marche) à travers la végétation luxuriante. Il est conseillé d'être guidé (bien que non obligatoire) et d'avoir un pantalon pour ne pas s'écorcher les jambes sur les buissons du haut des pentes. L'ascension se fait entre ravinala ou arbre du voyageur emblématique de l'île rouge (on écrit aussi parfois ravenala ou ravenale pour l'espèce Ravenala madagascariensis qui est une plante tropicale originaire de Madagascar, endémique, et la seule espèce du genre dans l'île), aloès et orchidées. Au sommet (529 mètres) on peut apercevoir d'est en ouest : Sainte-Luce, la baie de Lokaro, la pointe d'Evatraha, l'anse Dauphine (baie de Faradofay), la pointe de Libanona, la Fausse-Baie des Galions, la presqu'île d'Ehoala, le lac Andriambe et jusqu'au Pic Lavasoa... Mieux vaut partir tôt le matin car à la mi-journée le soleil est parfois trop chaud. D'août jusqu'à octobre on distingue parfois des grandes gerbes d'eau sur la mer : ce sont les souffles des baleines qui passent à l'horizon.


Pistes de montagne

Les pistes de montagne entre Ifarantsa et Ranomafana sont sublimes. À partir de Fort-Dauphin, prendre la route en direction d'Ambovombe et d'Amboasary-sud. Au niveau de Soanierana, au PK 13, tourner à droite vers Ifarantsa que l'on atteint après 11 km. On découvre alors un relief montagneux et une végétation verdoyante en traversant une partie du pays Anosy. On remarquera plusieurs pierres levées et de charmants villages caractérisés par des cases construites sur pilotis. Le ravinala est très répandu dans cette région. La forêt primaire prend le dessus avec de très belles fougères arborescentes et ses enchevêtrements de végétaux. La piste se termine en cul-de-sac, en pleine forêt de montagne.

Bras de rivières et lacs

Du lac d'eau douce de Lanirano, à 5 kilomètres à peine du centre-ville de Fort-Dauphin, un canal étroit serpente entre les lacs jusqu'à la presqu'île d'Evatraha. Parfois ces bras de rivières sinueux sont appelés "arroyos" à tort : en terme de géologie les arroyos sont des cours d'eau temporaires qui se remplissent quand il pleut, hors ces bras sont toujours en eau, alimentés par les rivières qui descendent de la montagne. On peut traverser ce premier lac en bateau ou en pirogue, en arrière-plan le massif du pic Saint-Louis et les montagnes de Bezavona qui composent un tableau admirable qui devient superbe pour le retour au soleil couchant. On entre ensuite dans les bras de rivière qui relient les lacs entre eux. On navigue au milieu des pandanus, oreilles d'éléphants, cous de girafe, ravinalas, roseaux et arums. On peut voir aussi des mangroves où poussent de nombreux palétuviers et longer des îlots recouverts d'eucalyptus. Au cœur de cette végétation aquatique on rencontre de nombreuses espèces d'oiseaux et des pêcheurs sur leur pirogue. Si on a beaucoup de chance on peut rencontrer quelques crocodiles, mais la plupart du temps ils se cachent et fuient les hommes. Ces bras de rivières sont appelés en malgache "andalambolavo" qui veut dire "piste de rats".
Après la sortie du lac Lanirano on passe à côté du village d'Andrakaraka : des femmes lavent leur linge dans la rivière et des enfants vous saluent d'un cordial "bonjour vaza !". On débouche sur le lac Besaroy puis le lac Ambavarano. On s'approche du seuil déversoir (barrage) de QMM (la mine d'ilménite tenue par QIT Minerals Madagascar, filiale du groupe Rio Tinto) pour emprunter l'écluse donnant sur la rivière Anony. Cette rivière est l'ultime étape de l'écoulement des eaux des lacs jusqu'à la mer par la passe située à Evatraha. On atteint la presqu'île d'Evatraha où on débarque au village d'Anena. Cette expédition fluviale est magnifique et est certainement une des activités à faire en priorité quand on vient à Fort-Dauphin.


Presqu'île d'Evatraha


Deux villages séparés de 300 mètres, Anena et Ambanihampy, se situent sur la presqu'île d'Evatraha : très souvent l'erreur est faite de parler du village d'Evatraha (ou Evatra) en regroupant les deux mais c'est faux. Quatre monts s'alignent du nord au sud sur l'axe de la presqu'île : le mont Evatraha se laissent facilement apprivoiser et le sommet permet de contempler un panorama à couper le souffle, tant sur la baie de Lokaro que sur la baie de Fort-Dauphin ou la région de Mandromodromotra.

A l'ouest : vue sur la Baie, la rivière Anony et la région de Mandromodromotra depuis le Mont Evatraha

A l'est : vue sur le lac Mananivo, la Baie de Lokaro et la crique de Mahanoro depuis le Mont Evatraha

Paradis composé de récifs et de bassins naturels, la côte est de la presqu'île donnant sur l'océan est caractérisée par de nombreuses criques fabuleuses qui permettent des moments de détente et de baignade inoubliables. Vous trouverez sur certains sites ou guides des noms à consonances très occidentales donnés à ces criques, tels la "Baie des Amoureux" ou encore la "Baie des Vierges"... Notez que ces noms n'ont aucune existence officiels, ils ont été créés pour faire rêver les touristes, c'est tout ! De nombreuses petites rivières serpentent entre les monts, tout proche de ces cours d'eau vous verrez d'abondantes népenthès, plantes carnivores ayant une urne membraneuse surmonté d'un opercule à leur extrémité. Ces pièges renferment un peu de liquide sucré et acidulé sécrété par leurs parois, sur lequel surnagent quelques cadavres d'insectes.

La rivière Anony avant la passe

Ambanihampy : un village sous les cocotiers

La ballade au bout de la péninsule permet de s'émerveiller devant les vagues tumultueuses qui s'écrasent sur des rochers polis par les eaux. Pour se rendre à Evatraha on peut utiliser un 4x4 mais le plus agréable est, bien entendu, de faire le chemin en bateau ou en pirogue (compter environ 3 heures et demi avec ce moyen) par les bras de rivières et les lacs. Air Fort Services dispose de plusieurs bungalows dans le village. Un autre Tour Opérateur, Fleurie Voyage, propose des chambres plus repas dans une petite maison située en bordure de la rivière Anony (Gite Mon Repos), dans un cadre enchanteur et avec une excellente prestation. Cet opérateur propose aussi des ballades à cheval à Fort-Dauphin. Enfin pour des plus petites bourses et pour plus d'authenticité il est proposé également un hébergement dans des cases typiques mais agréables et aux lits très confortables, le Mahampy Bungalows (aux tarifs malagasy) au village Anena.

Vue aérienne sur la rivière Anony et la presqu'île d'Evatraha (Crédit : Tiana Andriamanana)

Mont Evatraha Sud

Vue sur les Monts Evatraha depuis la passe de la rivière Anony

La crique de Mahanoro sur le côté est de la presqu'île

Baie de Lokaro et lac de Mananivo

De la presqu'île d'Evatraha on peut se rendre du village d'Anena jusqu'à la baie de Lokaro. La promenade champêtre se fait facilement en passant sur une piste de sable rouge puis en traversant une petite forêt luxuriante, comptez environ une bonne heure de marche. Site sauvage et magnifique, la baie de Lokaro avec ses îles et ses rochers polis évoque pour certains la Bretagne, pour d'autre l'Irlande, les cocotiers, le soleil et la mer chaude en plus... Il est certain que c'est l'un des coins les plus enchanteurs de la région. Mieux vaut passer par un tour-opérateur local qui organisera l'itinéraire et assurera la sécurité avec repas : bateau à moteur ou en pirogue selon votre choix, départ vers 6H le matin et retour vers 18-19H le soir. Ce site est l'endroit idyllique pour la baignade et la plongée sous-marine : nombreux rochers et les îles Sainte-Claire.


Vue panoramique de la Baie de Lokaro

Plage de la Baie de Lokaro

La région environnant les villages de Lokaro et de Vatoroka permet des ballades très agréables : en l'occurrence le cap Itapera et la crique paradisiaque entre ce dernier et Lokaro. Le lac de Mananivo vous donnera la possibilité de faire des excursions inoubliables en pirogue. Allez visiter le blog de l'association humanitaire Zanaky-Lokaro qui a pour but d'aider le développement d'une école et de commodités au village de Lokaro.
L'hôtel Ravinala-Anosy propose des excursions sur la presqu'île de Lokaro du côté de Tananolona. L'hôtel Lavasoa dispose aussi d'un camp (le Camp Pirate) face à la baie de Lokaro où vous pouvez louer des canoës, des kayaks ou un équipement de plongée en apnée. Les Sociétés Air Fort Services et SHTM proposent également cette excursion.
A droite ci-contre : l'île Isaloatra dans la Baie de Lokaro.

La réserve de Nahampoana



Ancienne « station d’acclimatation botanique » d’espèces utiles à Madagascar, créée vers 1900, ce jardin de 67 hectares au pied du Pic Saint-Louis est situé à seulement 7km de Fort-Dauphin. Amoureux de la nature préparez-vous à découvrir dans cet oasis de verdure 6 espèces de lémuriens dont 2 nocturnes (dont le fameux microcèbe, minuscule lémurien de 10 à 13 centimètres de haut, que l'on peut observer au cours d'une visite nocturne si l'on reste dormir), des tortues, crocodiles, caméléons, oiseaux et autres animaux qui contribuent à la magie du lieu. Représentative de la richesse de la région, cette réserve
vous permet également de découvrir une végétation tropicale endémique. On peut y faire un tour en barque sur la rivière bordant la réserve, découvrir une forêt de bambous et explorer de nombreux autres recoins enchanteurs. Le parc est géré par l'agence Air Fort Services. Les taxis peuvent s'y rendre et l'entrée du parc vous coûtera 8€ par personne avec guide. L'agence propose aussi le transfert aller-retour au prix de 15€ pour une personne et 8€ par personne à partir de deux personnes. Il existe sur le site un restaurant (sur réservation) et 8 lodges équipées (sanitaires privatives) 100% solaire, les chambres sont d'un grand confort. Vous trouverez également à la vente des huiles essentielles produites sur la réserve (Camphre, Niaouli), des litchis et mangues. Cette réserve n’est pas clôturée, les gens du village voisin l’utilisent, dans la limite du respect du site et de sa vocation.

La réserve naturelle de Mandena

Située à 9 km de Fort-Dauphin, cette réserve de 200 hectares préserve un habitat particulier et abrite de très belles variétés d'orchidées et des népenthès qui poussent à foison. En août 2009 il a été annoncée la découverte dans ce parc d'un rongeur de 7.5 kg (rat brun). C'est cinq fois plus que les plus gros connus jusqu'alors ! Cette nouvelle a défrayé la chronique sur internet sur certains blog animalier. En attendant que cette découverte soit affirmée scientifiquement, vous prendrez plaisir à vous promenez dans cette réserve à la flore magnifique qui propose un circuit botanique sillonnant la forêt, découvrir lémuriens et oiseaux de la région, faire un tour en barque motorisée sur la rivière et visiter la zone marécageuse. 65 espèces d’oiseaux, 6 espèces de lémuriens, reptiles, 22 espèces floristiques endémiques sont recensés dans ce parc. La COGEMA (Comité de gestion de Mandena) administre le parc sous forme d'association car la conservation de cette zone est gérée par la population locale. La visite demande entre 2 et 4 heures et l’argent collecté des touristes est versé sur le compte de l’association.

Le jardin botanique Saïadi

Situé juste avant la réserve de Nahampoana, ce jardin vous propose une agréable promenade d'une demi-journée. On y trouve toutes les variétés de la flore locale le long des pistes qui s'ouvrent en pleine nature et que vous pouvez parcourir à pieds ou en VTT entre raphias, ravenalas, palmiers, fougères arborescentes et orchidées. On peut y observer des lémuriens, des crocodiles, des oiseaux et des papillons. Vous trouverez également palmiers trièdres, dattiers, oreilles d'éléphant, manguiers, Pachypodiums, palissandres, fougères et bambous. Le couvert végétal ombragé de flamboyants et jacarandas est ponctué de plans d'eau bordés de papyrus et de bougainvillées. En conclusion ce jardin botanique est un véritable feu d'artifice concernant la flore locale. Possibilité de déjeuner et de prendre un verre sur place : renseignement auprès de la société SHTM (et de ses hôtels) qui propose cette excursion.

Le domaine de la cascade

Situé à 9 km de fort-Dauphin, le domaine de la cascade de manatantely propose une agréable ballade avec une chute d’eau, terrain de camping, restaurant, agriculture et pépinière. Vente de plantes, arbres, ornementations, boissons... Un bon moment de détente, idéal avec un pique-nique, dans un très bel environnement. Ce domaine est géré par Madame Voahirana que vous pouvez contacter au (+261) 32 07 678 43 ou par mail : domainedelacascade@yahoo.fr.



Les baleines à bosse de Madagascar

Outre les différentes visites écotouristiques de la région, vous aurez l'occasion, à Fort-Dauphin, d'admirer les baleines à bosse de l'Océan Indien. La baleine à bosse est une espèce de baleines à fanons, c’est un mammifère cétacé de grande taille. Elle effectue des sauts spectaculaires hors de l’eau, possède de longues nageoires pectorales et son chant est très élaboré. Elle vit dans les océans du monde entier et est un sujet privilégié pour le tourisme d’observation des baleines (whale-watching). Les baleines à bosse se nourrissent dans les mers froides et se reproduisent dans les eaux chaudes comme celles entourant Madagascar. Bien que les deux sites majeurs étant la baie d'Antongil et l'île Sainte-Marie, ces mammifères sont facilement observables également à Nosy Be, Tuléar, Fort-Dauphin et Morondava. Elles sont facilement reconnaissables à de nombreux critères : leur corps est massif, le dessus de l’animal est entièrement noir, le dessous est plutôt blanchâtre, la tête et la mâchoire inférieure sont couvertes de petites protubérances appelées tubercules, qui sont en fait des follicules pileux et sont caractéristiques de l’espèce. La grande nageoire caudale, noire et blanche, a le bord postérieur ondulé : cette forme propre à chaque baleine permet son identification individuelle. Quand la baleine à bosse fait surface et expulse par son évent l'air provenant des poumons, le souffle provoque un nuage pouvant atteindre 3 mètres, en forme de chou-fleur.

L’aileron dorsal, trapu, apparaît hors de l'eau peu après l'émission de ce souffle. Il continue à être visible quand l'animal fait le dos rond pour amorcer une plongée, mais disparaît avant que la nageoire caudale émerge. Chaque année, de juillet à septembre pouvant aller jusqu'à octobre, un nombre important de ces cétacés se regroupent dans les eaux de madagascar pour se courtiser, s’accoupler, mettre au monde leurs petits et les éduquer. Les baleines mettent généralement bas tous les deux ou trois ans. La gestation dure onze mois environs mais il arrive parfois que certaines femelles se reproduisent deux années de suite. Le baleineau mesure dès la naissance 4 à 4,5 mètres et pèse environ 700 kilogrammes. Il est exclusivement allaité par sa mère pendant les six premiers mois, puis il continue à être allaité tout en commençant à se nourrir par lui-même pendant les six mois suivants. Les baleineaux quittent leurs mères au début de leur seconde année, quand ils mesurent classiquement 9 mètres de longueur. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de cinq ans et la taille adulte définitive est atteinte peu après. Celle-ci est communément de 15 à 16 mètres pour les mâles et de 16 à 17 mètres pour les femelles, pour un poids de 40 tonnes. Le plus grand spécimen découvert mesurait 19 mètres et ses nageoires pectorales 6 mètres. Les baleines à bosse peuvent vivre de 40 à 50 ans.

Appelé aussi en français jubarte, baleine à taquet, rorqual à bosse ou rorqual du Cap, ce géant vulnérable est appelé Grand Dieu (Zagnaharibe ou Trozona) par les malgaches qui le respecte et le protège. Notez que la baleine à bosse est une espèce vulnérable : le nombre des baleines à bosse dans le monde a été considérablement réduit (de 150 000 à 12 000 individus en 1988) par la chasse commerciale qui a été bannie des océans de la planète en 1966. Aujourd’hui, les menaces pesant sur cet animal qui peut normalement vivre jusqu’à 75 ans, proviennent principalement des grands filets de Pêche, des collisions avec les bateaux et des sonars militaires. De surcroît, certains pays tentent malheureusement de reprendre cette chasse commerciale. Parce qu’elle représente une alternative économique à la chasse, l’observation commerciale et encadrée (code de bonne conduite d’observation en mer) des baleines contribue à leur protection.
Nous vous invitons à aller visiter la page de l'Association CétaMada (Association pour la protection des mammifères marins autour de Madagascar).